ON EN PARLE

Passages, Myriam Dropsy et Ahmed Djihoud

 

Si c’est tout en minuscule qu’elle signe ses films, c’est une majuscule que Nathalie de Calbiac offre à tout ce sur quoi et tous ceux sur qui elle pose son regard.
 Elle habite toutes les choses nouvelles, y entre, y rentre. Elle s’y love comme dans un ventre pour une rencontre avec l’humain, avec soif et avidité, quelque chose de l’ordre de l’aspiration.
 De son regard naissent des images qu’elle nous livre sans marquer ni le début ni la fin, des images qui semblent dire les instants d’une vie, instants remémorés, répétés ou repris, fragments d’une histoire qu’elle ne nous conte pas.
 Ses films sont comme les traces laissées par les rêves, leurs déplacements, leurs condensations, sensations évaporées.
 Elle nous dit : « Je cherche la sensation de partager le monde », ce monde est celui dont elle veut faire partie, celui où elle tente de trouver une place, d’y vérifier sa présence.
 C’est au travers de ses créations tant filmographiques que photographiques et des échanges aux autres que l’artiste peut obtenir, aménager, habiter ces passages auxquels elle nous invite.
 Après un temps passé aux images viendra le temps d’une réflexion, d’une traversée, d’une rencontre avec l’auteur. Avec elle, nous aurons la délicate sensation de « partager le monde ».

 

Myriam Dropsy et Ahmed Djihoud